Eileen Gray

Le Centre Georges Pompidou à Paris rend  pour la première fois hommage à Eileen Gray, pionnière du design, jusqu’à la fin mai en lui consacrant une rétrospective.

D’origine Irlandaise, c’est lors d’un voyage à Paris dans les années 20, qu’Eileen Gray, alors peintre, découvre la laque. Une passion qui va la mener vers le design. L’exposition du Centre Georges Pompidou est pour nous l’occasion de redécouvrir ses meubles graphiques et  malins, pensés pour les petits espaces.

Eileen Gray
Eileen Gray

C’est en concevant la Villa E-1027 de Roquebrune-Cap-Martin dans le sud de la France, découverte au détour d’un voyage pour y abriter sa passion naissante pour l’architecte Jean Badovici, qu’elle élabore le répertoire de toutes ses collections à venir.

L’endroit est féérique et la vue imprenable, mais le terrain est étroit et la maison sera petite. Construite entre 1926 et 1929, elle devient « son refuge de la côté d’Azur », pour lequel elle conçoit ce qu’elle nomme un « mobilier de camping », adaptable et modulable, transportable d’une pièce à l’autre – la maison devant abriter de nombreux amis.

Eileen Gray
Eileen Gray

Dans cette élégante maison, on retiendra ces astuces fonctionnelles : la tête de lit équipée d’un tiroir pour ranger les oreillers et le divan en alcôve pour les invités et sa table de chevet amovible. Autres meubles particulièrement fonctionnels : la célèbre table ajustable et le guéridon aux plateaux circulaires mobiles, aujourd’hui deux classiques du design.

Eileen Gray
Eileen Gray

Cette exposition est l’occasion de redécouvrir la modernité d’Eileen Gray, qui dès 1926 a inventé un mobilier léger et élégant, pour améliorer la modularité et la fluidité des espaces. A travers ces objets, se découpe l’ombre de ses héritiers d’aujourd’hui : les frères Bouroullec, Mathieu Lehanneur et Inga Sempe.

Paru en 2014

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