Germaine Krull, femme de fer

Actuellement exposée au Musée du Jeu de Paume, Germaine Krull est une pionnière du photo-reportage pour le magazine VU. Entre 1927 et 1931, elle réalise des reportages sur plaques de verre et rencontre les artistes de son époque pour en faire le portrait, de Sonia Delaunay à Cocteau.

 

Germaine Krull

Femme fantasque et libre, elle est connue pour ses séries de photographies sur les structures métalliques des constructions, grande invention du 19ème siècle (dont la Tour Eiffel est l’emblème), photos qu’elle appellera « Fers ».

Germaine Krull

Revenus dans ce nouvel âge du fer via les tendances actuelles dont s’ornent tous nos intérieurs façon loft, ce n’est peut-être pas un hasard qu’on se ré-intéresse à ses clichés négligés jusqu’ici.

Cette femme qui aimait les voitures et le voyage est partie de France en 1946, après avoir fait de la résistance dans le maquis, direction : Asie du Sud. Elle y a tenu un hôtel, devenu aujourd’hui le Mandarin Royal à Bangkok.

Celle qui disait « c’est plus facile d’aimer un monde où on se sent aimé », a trouvé l’amour qu’elle cherchait, ailleurs. Elle n’a plus fait de photos, comme Rimbaud à la même époque en Abyssinie, n’a plus écrit de poèmes. Pas pour les mêmes raisons sans doute, mais peut-être parce qu’il vaut parfois mieux passer sa vie à la vivre qu’à la photographier.

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