4 tendances de la Paris Design Week

A la Design Week Paris 2016, 200 lieux dans la capitale et 3 tendances à suivre autour de 10 nouveaux talents.

1 – RECYCLER

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PACHAMAMA (Déesse de la terre et de la fertilité en Amazonie)

Autour de la Rotonde Stalingrad dans le 19ème, Alexis Tricoire distille avec l’humour qui le caractérise sa litanie de sculptures issues des objets les plus banals. Convié à l’exposition du Syctom et avec le concours Design Zéro Déchet il explore la problématique de la gestion des déchets à travers le design.

Ses matériaux : les objets issus de la production industrielle, qui une fois mis au rebut, reprennent vie une fois recolorés et assemblés. Les balais de « Pachamama » sont utilisés comme un symbole, évoquant les coiffes indiennes en plumes de perroquet. L’œuvre exprime ainsi le fait qu’il faut préserver la forêt tropicale, notamment la forêt primaire qui est notre poumon vert, riche en mémoire botanique pour ses indigènes à la culture ancestrale. Alexis Tricoire travaille par ailleurs sur de nombreux projets de végétalisation de l’espace.

MAXIMUM: Faire du déchet, une ressource

Maximum design fabrique du mobilier en série à partir des chutes, pertes et rebuts des productions industrielles. En resultent des objets 100 % recyclés, comme ces tabourets aux couleurs vitaminées, ou ces tables réutilisant des structures tubulaires existantes.

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L’armature de la table, fournie par l’usine Plettac pour Clavex, se compose exclusivement d’échafaudages, trop fatigués pour assurer la sécurité des ouvriers. Ces structures retraitées peuvent être solidement assemblées d’un simple coup de marteau.

Le Tabouret Rotoman 2.5 est issu des tests des différents polymères que produit l’usine A. Schulman pour mouler des objets techniques afin de vérifier leurs propriétés. L’objet “test” finissait auparavant à la poubelle. En remplaçant ce moule technique par celui d’un tabouret, Maximum permet à son partenaire de valoriser tout le travail et la matière engagés dans l’opération. Cette collaboration fait naître un objet tatoué de formes et de textures héritées de sa première et courte vie de « test ».

Le fauteuil Gravenne est issu de la récupération du plastique usagé par le même partenaire lors du nettoyage de leur machine plastique. Prise au moment où elle se déverse en fusion sur le sol, la matière est récupérée par un moule qui lui fait prendre la forme d’une coque aux allures de dégradés tropicaux.

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MOBILIER DURABLE: Now le off! Forêt Mobilier

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L’entreprise française Forêt expose une belle collection de meubles de haute-facture issue d’arbres cultivés et sélectionnés dans le Massif Central. Forêt travaille en lien étroit avec la filière bois pour valoriser et préserver ces ressources naturelles. Les bois sélectionnés sont issus de forêts gérées durablement et sont ensuite transformés par des artisans locaux. Ce cycle court garantit la traçabilité des matériaux utilisés et limite l’impact environnemental lié au transport. Ces meubles sont faits pour durer : un design sobre et fonctionnel, une fabrication artisanale de qualité à partir de matériaux nobles. En misant sur des valeurs humaines, sociales et environnementales, Forêt souhaite montrer qu’il est possible de produire d’une manière locale et responsable !

2 – Epurer

BIBELO

Après cinq années d’études en design à l’école ENSAAMA Olivier de Serres, Margaux Keller a travaillé à l’agence Philippe Starck. Elle exposait sa petite collection éditée par Bibelo, jeune marque de mobilier aux Docks La Cité de la Mode. Des lignes ultra-simples, deux coloris pour changer d‘ambiance. Le collectif de designers Bibelo propose aussi une sélection de meubles et luminaires, incarnant un chic ludique.

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Fauteuils et tables basses Swim
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Fauteuils et tables basses Swim
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Table Gull -Joran Briand

Le grand banc GULL, associé à la table en métal et frêne massif, tire son originalité de sa colonne en bois, signature de Joran Briand passionné de surf.

Now Le off! du design: l’Ecole Bleue

Le projet de fin d’études d’Elodie Rampaszzo a remporté le concours Rado Star Prize 2016. « Nomade » est composé d’un tréteau formé de feuilles d’acier pliées, servant de support à des éléments modulables : écritoire, rack à magazines, vanity case.

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Elodie Rampaszzo

« L’Insolente » de Tiphaine Albanese, autre projet de fin d’études, est une table basse composée d’un plateau réversible en acier laqué, inspiré des reliefs géométriques des origamis. Ses couleurs se fondent jusqu’à flouter les contours entre réel et irréel.

La juxtaposition des tables et des plateaux bicolores (une face blanc mat et une face bicolore fluorescente, aux reliefs variés permet la création de sensations de présence-absence étonnantes.

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3 – JOUER & BOUGER

 Les objets nomades se développent avec cette lampe « HEART » crée par Arro Studio, qui mime le fonctionnement du cœur. Fabriqué sur une imprimante 3D et exposé aux Docks, cette lampe.

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Les skate-boards, toujours le produit de niche qui fait parler les bavards, aux Ateliers de Paris.

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Ateliers de Paris
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Alexandre Dubreuil

Alexandre Dubreuil fonde son studio de création en 2012. De l’objet industriel à la pièce unique, son souci est de s’attacher à épurer les interactions entre hommes, espaces et objets. L’objet doit parler de lui même. L’utilisation est intuitive et la forme évidente pour une quête de l’essentiel.

Autre objet représentatif de son travail d’épure, édité par Bensimon: “Méditation” édité en 2015. Il est question ici de jouer avec les volumes et les objets pour changer de point de vue!

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Coup de coeur sur son projet de canapé en kit “Chill In”, toujours en attente d’éditeur, même si le projet est complétement dans la tendance nomade!

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4 – A LA MAIN – ARTISANAT D’ART

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La boutique Y’s Yohji Yamamoto invite à découvrir les créations textiles du Maître Plisseur Pietro Seminelli. Six œuvres textiles arborant des vocabulaires de pliage et de tissages différents seront présentées telles des parures, en écho avec la vision du vêtement “protecteur’’ créé par Yohji Yamamoto. L ’artiste a ouvert une nouvelle voie en devenant “architecte du pli”.

Porcelaines

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Laurette Broll
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Laurette Broll
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Laurette Broll

Laurette Broll crée des objets de la maison en céramique. Fabriqués exclusivement dans son atelier au cœur du 14ème arrondissement à Paris, chaque pièce tournée à la main est unique. Un travail qu’elle exprime ainsi : « Je crée des objets présences qui par leur usage trouvent une place unique dans notre quotidien. Mon travail est un jeu de formes graphiques et de couleurs, l’émail. Mat, brillant, transparent, craquelé, rugueux, satiné, cristallisé, je conçois une gamme de couleurs et de textures en composant mes propres émaux. L’assemblage des teintes et de la silhouette des objets crée un paysage onirique et poétique ».

Sa première collection «Diabolo» tourne autour de volumes ronds et de formes généreuses.

Conclusion

Un design au tendances épurées pour des espaces désencombrés, un parti-pris de recyclage pour des créations qui réutilisent les plastiques, des objets ludiques qui jouent avec l’espace, et un accent mis sur l’artisanat et le savoir-faire, pour des pièces uniques à conserver durablement.

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